Association des Habitants
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LA COLLINE DE PUTEAUX ET LA DEFENSE
 
 
 
Nouveaux forums défensiens
Coeur Défense placé en procédure de sauvegarde (le Figaro du 4.11.2008)
La Défense va s'étendre sur Nanterre (29.08.08)
Forums défensiens
25 juillet 2006 - Plan du renouveau de la Défense : Projet et Réactions
 
 
 
 
 

 


16 janvier 2009
Objet : FORUMS DEFENSIENS

 
Initiés par l’EPAD, les Forums Défensiens, espace d’échange et de dialogue avec les habitants et les salariés, reprennent à l’initiative de l’EPGD (Etablissement Public de Gestion du Quartier d’affaires de La Défense).
 
Afin d’en simplifier l’organisation et d’en faciliter l’accès à un plus grand nombre, nous en modifions légèrement les règles.
Nous avons abandonné le découpage en secteurs dont l’expérience nous a montré qu’il n’était ni efficace, ni pertinent.
Le calendrier au rythme d’une réunion par trimestre vous sera communiqué désormais en début d’année.
Si l’actualité l’exige, d’autres réunions pourront être organisées dans l’intervalle.
Ces réunions seront présidées par Bernard Romain, Directeur de l’EPGD.
 
La prochaine réunion aura lieu de 18h à 20h les :
- Mardi 8 décembre 2009

lieu : tour Opus 12 (77, Esplanade du Général de Gaulle) Voir plan (document pdf - Nécessite adobe acrobat)

Etablissement Public de Gestion du Quartier d’Affaires de La Défense
13 Place des Reflets – La Défense 2
92081 - Paris La Défense Cedex France
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Créé par la loi du 27 février 2007, l’EPGD assure désormais la gestion, la promotion et l'animation du Quartier d'Affaires. Les équipes de la Direction de l’Exploitation de l’EPAD assument leurs fonctions au sein de l’EPGD. Plus d’informations sur www.ladefense.fr
 
 
 

 
 
Coeur Défense
 
4 novembre 2008 -
C'EST LA FIN d'une époque. Le symbole de plusieurs années d'euphorie immobilière qui vacille. La société propriétaire de Cœur Défense, l'actif immobilier qui s'était vendu le plus cher l'an passé dans le monde (2,11 milliards d'euros), a annoncé hier avoir été placée, à sa demande, sous procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Paris. Cet ensemble de 182 000 m2 composé de deux tours jumelées, situé sur l'esplanade de la Défense, fait les frais des déboires de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers. Heart of la Défense [Hold}, société propriétaire de Cœur Défense, est détenue par une société luxembourgeoise dont les actionnaires sont, entre autres, un fonds de pension géré par Lehman Brothers et Atemi, un fonds d'investissement adossé à la banque d'affaires. Lehman Brothers finançait 1,638 milliard d'euros de dette de la société propriétaire. En choisissant la procédure de sauvegarde, Hold espère gagner du temps pour mener un. "dialogue constructif avec ses créanciers", poursuivre l'exploitation de l'immeuble ainsi que les renégociations de baux qui arrivent à échéance en 2009-2010. Un moyen aussi pour le propriétaire de Cœur Défense de démentir les rumeurs de vente des deux tours qui circulent depuis la mise en liquidation de l'établissement par PriceWaterhouseCoopers.

Parmi les intéressés, les noms d'investisseurs tels que le fonds Carlyle, la banque d'affaires Perella Weinberg et la société foncière Unibail-Rodamco - qui l'avait cédé l'an passé à Atemi et Lehman Brothers - ont circulé. S'il était cédé aujourd'hui, Coeur Défense - acheté l'an passé au plus haut du marché - ne dépasserait pas 1,3 à 1,7 milliard d'euros, selon un spécialiste du secteur. "Seuls deux ou trois acheteurs potentiels disposent aujourd'hui des liquidités nécessaires, nuance Jacques Bagge, directeur de l'Agence chez Jones Lang LaSalle. "Pas une seule banque ne financerait une opération avec une part de risque. "

Ce rebondissement dans l'histoire de Cœur Défense contraste avec la notoriété de cet ensemble immobilier, le plus vaste de l'Ouest parisien, et sa visibilité parmi les gratte-ciel du quartier d'affaires. Ces tours de 40 étages, dont le taux de remplissage atteint 91 %, comptent parmi leurs locataires la Société générale, Axa, HSBC, Air Liquide, une filiale d'EDF, etc. En dehors de la Société générale, qui devrait regrouper ses équipes dans sa tour voisine (Granité), la plupart d'entre eux devraient rester sur place, À 600 euros annuels du mètre carré en moyenne, Hold conserve une marge d'augmentation de ses loyers. D'autant qu'il soigne ses locataires. La société a engagé des travaux pour agrandir ses restaurants d'entreprise, ajouter un parking à vélos, installer des espaces fumeurs, améliorer la sïgnalétique... Enfin, le propriétaire des lieux profite de la remise en question de nombreux projets de tours à la Défense. "La menace d'offre massive dans les années à venir s'éloigne progressivement", commente un connaisseur du quartier.
KEREN LENTSCHNER
       
       
       
       
       
       
       

 
 LA DEFENSE VA S'ETENDRE SUR NANTERRE
Bérangère Lepetit | Le Parisien du 29.08.2008
Le ministère l’a confirmé. Le quartier de La Défense étendra son périmètre sur le secteur de Seine-Arche à Nanterre.
 
NANTERRE et La Défense auront bientôt un seul et même patron. Pressentie depuis quelques mois, la fusion des directions de l’Epad et l’Epasa les deux organismes publics d’aménagement respectivement du quartier d’affaires de La Défense et des terrains Seine-Arche, situés sur la commune de Nanterre est désormais imminente.
« C’est le rapport du préfet Lelarge, remis à Jean-Louis Borloo cet été, qui préconise ce rapprochement, expliquait-on hier au ministère de l’Ecologie et de l’Aménagement du territoire. Cette nomination sera rendue publique très prochainement ». La direction commune permettra, selon le ministère, le développement de bureaux, de logements et de transports publics entre La Défense et Nanterre.
 
« Nicolas Sarkozy souhaite relancer l’attractivité économique du quartier d’affaires »
 
Selon nos informations, le nom du futur directeur pourrait être rendu public le 4 septembre. C’est Philippe Chaix, actuel secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine et ancien conseiller municipal de Paris (RPR), qui pourrait succéder à Bernard Bled et Philippe Courtois, aujourd’hui respectivement directeurs de l’Epad et de l’Epasa. Cette décision suscite déjà de vives réactions. « C’est un retour en arrière, proteste Patrick Jarry, maire (PCF) de Nanterre et vice-président de l’Epasa, prévenu par courrier de cette nomination imminente. Le gouvernement profite de l’été pour mettre la main sur l’aménagement de Nanterre. Notre ville refuse d’être assujettie au quartier d’affaires, comme elle l’a été pendant plusieurs décennies, poursuit l’élu. Ce sont deux visions opposées du territoire qui se confrontent. »
 
Le terrain de La Défense, qui s’étend sur 160 hectares sur les communes de Puteaux et Courbevoie, est aujourd’hui proche de la saturation. « Nicolas Sarkozy souhaite relancer l’attractivité économique du quartier d’affaires. Pour cela, il faut disposer d’une réserve foncière importante », souligne un élu des Hauts-de-Seine proche du dossier. Et les seuls espaces disponibles se situent juste à côté, sur la commune de Nanterre. D’où l’utilité d’un rapprochement, seule façon d’étendre le quartier de La Défense, fer de lance de l’économie française depuis le plan de renouveau du quartier lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy.
 
Contactée hier, la préfecture des Hauts-de-Seine n’a pas souhaité faire de commentaires sur cette nomination, rappelant uniquement que « Philippe Chaix était encore à ce jour secrétaire général de la préfecture ». Reste une autre question : que fera Bernard Bled, l’ancien bras droit de Tiberi à Paris et omniprésent directeur de l’Epad depuis 2004 ? Son avenir reste aujourd’hui en suspens.


 
 
 
La Défense : hold-up sur les finances régionales (lois d'exception !)
 

  En sachant que le critère économique est l'un des critères pour l'attribution des marchés des nouvelles tours et de dérogations de taxes en tous genres, nous allons être intéressés du résultat de cette requête. Après l'attribution du marché de la Tour Signal au Cabinet Jean Nouvel (+ de 300 mètres de haut, côté Ouest, donc sur la commune de Puteaux, nous allons avoir une ombre portée importante sur le quartier Boieldieu le matin et des réaménagements nouveaux du circulaire.
 

 Le Conseil Régional d'Ile-de-France a décidé le 23 mai 2008 de mandater un avocat afin de défendre ses intérêts en contestant un jugement du Tribunal administratif de Versailles. Celui-ci, en date du 6 novembre 2007, a prononcé la décharge, au profit de la société Unibail, d'une taxe pour création de bureaux. La Direction départementale de l'équipement (DDE) des Hauts-de-Seine avait procédé à la liquidation de cette taxe pour un montant de 7,173 millions d'euros, amende comprise.

La redevance pour création de locaux à usage de bureaux est normalement recouvrée par l'Etat au bénéfice de la Région. Si, lors d'une restructuration, la surface de bureaux est supérieure au terme du réaménagement, l'Etat doit émettre appel de redevance. C'est donc la démarche qu'a suivie la DDE, mais elle l'a faite hors des délais prévus par le Code de l'urbanisme.

Des budgets en moins pour les transports en Ile de France pour éviter la saturation du réseau...

La société Unibail Holding a acquis le CNIT (Centre national des industries et des techniques) en 1999 et a ensuite entrepris de convertir des locaux en bureau. Lors d'un contrôle, la DDE s'est aperçue d'un dépassement du permis de construire de plus de 4000 m carrés. Cette création de bureaux supplémentaire, non déclarée, aurait dû produire une redevance de plus de 7 millions d'euros, pénalités comprises, en faveur de la Région. Cette faute de l'Etat cause donc un préjudice lourd à la Région.
Hélène Lipietz, conseillère régionale (Verts) et Vice-Présidente de la commission des finances, a demandé que le Président de Région intervienne auprès du Préfet de Région pour obtenir indemnité du préjudice subi.
Catherine Candelier, conseillère régionale (Verts) des Hauts-de-Seine, rappelle en outre que, depuis la loi de finances rectificative (LFR) pour 2006, la majorité UMP a décidé de priver la Région d'une partie de ses ressources fiscales en exonérant de redevance les opérations de démolition-reconstruction de bureaux. A l'époque, il s'agissait clairement d'une nouvelle loi d'exception pour la Défense.
 
Le plan de renouveau de l'EPAD (Etablissement Public d'Aménagement de la Défense) prévoit, outre la construction de 300.000 m2 de nouvelles surfaces de bureaux, la démolition-reconstruction de 150 000 m2 de bureaux.
 
L'application de la LFR 2006 entraîne donc une perte sèche de plusieurs dizaines de millions d'euros pour la Région.
 
 
 

 
 
FORUMS DEFENSIENS
 

Message envoyé le 17 décembre 2007 par M. Thomas ADER,
à lourdin, didier ; bbled@epaladefense.fr
Copie à : Pavlowitch de Tedesco, Julia

Notre vice président François Vassal est venu au dernier Forum Défensiens le 22 novembre 2007.
Nous n'avons pas eu la chance lors de la dernière réunion de présentation du Forum des Bergères d'avoir un plan détaillé des aménagements du circulaire Sud et du planning (Couverture de la voie ferrée..., )
Nous souhaiterions être intégré dans le cycle de décision avant d'être informé par le site internet de l'EPAD ou du journal de votre organisation des évolutions d'emplacements des Tours 'phares' et autres aménagements en tant que groupe de concertation représentant les associations des l'environnement rattachées à Environnement 92 et riveraines de ces projets.
Une réunion d'avancée des projets devait avoir lieu avant fin octobre selon notre entretien de juillet dernier.
Merci de nous proposer un rendez-vous pour faire avancer la concertation et l'information sur les projets.


de Miriam KHOUILI
Secrétaire de Direction de la Communication
 
Vous trouverez, ci-joint, le planning des prochaines Réunions des Forums Defensiens (joint ultérieurement)
ainsi que le compte-rendu et la présentation de la réunion.
 
Documents pdf : Présentation ---Compte-rendu
 
Le compte-rendu de la réunion du 28 juin 2007 est disponible sur le site internet de l’EPAD : www.ladefense.fr dans l’onglet Actualité, et vous pouvez réagir en cliquant sur l’onglet noir, tout en haut à gauche, « Forum EPAD ».
 
 
 
 
 
 
 
LE PROJET
 

 Après un conseil d'administration exceptionnel de l'EPAD (Etablissement public de l'aménagement de la Défense), le 25 juillet 2006, Nicolas Sarkozy, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, Président du Conseil d'administration de l'EPAD et Dominique Perben, ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer ont présenté le plan du renouveau du quartier d'affaires de la Défense, en présence de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux et de Jacques Kossowski, maire de Courbevoie. Ils ont rappelé l'importance de "réinventer la Défense " tout en conservant sa contemporanéité.

Il s'agit de conforter le quartier d'affaire dans sa vocation de pôle d'excellence économique et d'attractivité. Aujourd'hui, la Défense, espace de 160 hectares, accueille 150 000 salariés sur 3 millions de m2 de bureaux et 200 000 m2 de commerces, et 20 000 habitants sur 600 000 m2 de logement.

Le projet qui vise à renforcer le parc immobilier d'affaires, comprend la rénovation de tours anciennes et la construction de nouveaux bureaux sur la période 2007-2013. La première priorité du plan est la rénovation de 17 tours sur les 71 du quartier, car elles ne répondent plus aux standards internationaux. Par ailleurs, l'Etat permet également à l'EPAD de construire 300.000 m2 de tours neuves et de rénover 150.000 m2 de tours à l'horizon 2013.

Un concours international d'architecture sera lancé en vue de réaliser une tour " signal ", emblème du renouveau de la Défense. Elle sera " caractérisée par son audace architecturale et son caractère innovant, et pas nécessairement par sa hauteur ".

Enfin, l'important réseau de transports en commun sera consolidé au profit du grand ouest francilien et de la Normandie. La ligne E du RER (Eole) devrait être prolongée jusqu'à la Défense.
(Extrait de "Puteaux info" septembre 2006)
 
Approbation par le Conseil municipal de Puteaux
 
Le Conseil municipal du 27 juillet 2006 a approuvé les termes de la convention pour la gestion des espaces publics du quartier d'affaires de la Défense. L'EPAD a lancé un ambitieux programme de travaux d'amélioration et de rénovation des espaces publics du quartier.
Ce programme permettra l'aménagement du circulaire en boulevard urbain côté Puteaux et des dessertes entre les quartiers de la Défense et le centre-ville. Cette convention a été signée pour un an.
(Extrait de "Puteaux info" septembre 2006)
 
Les Réactions
     
 de Daniel HANNOTIAUX, Président d'IDFE
Lettre à Monsieur Bernard BLED, Directeur Général de l'EPAD en date du 20 juillet 2006
La construction de 850.000 m2 de bureaux et 110.000m2 de logements supplémentaires porterait la densité du quartier à 3,7 soit 15% de plus qu'un quartier haussmannien.
Vous indiquez que ces constructions ainsi que l'évolution normale des flux ferait croître de 30% le nombre d'utilisateurs potentiels de transports en commun à l'horizon 2015.
Vous indiquez aussi qu'il n'est pas concevable que La Défense reste " confinée " à son plafond actuel. Le cahier des charges des concours internationaux lancés pour les prochaines tours de La Défense " brisera les tabous de la grande hauteur et accordera une large place au panache". Et vous explicitez votre pensée en évoquant le projet de construire une tour de 400 m de haut dite " Signal " pour commencer.
Vous ne manquez pas d'évoquer par ailleurs la nécessité de respecter les critères d'un développement durable.
Président de l'union des associations de protection de l'environnement et du cadre de vie en Ile-de-France, ces déclarations soulèvent chez moi quelques interrogations, et ne manqueront d'en soulever chez nos responsables associatifs, notamment de nos fédérations départementales de Paris et des Hauts-de-Seine.
Je tiens à préciser que, partisans d'un développement durable, nous sommes, nous aussi, soucieux du développement économique et social et qu'à ce titre, nous sommes favorables à ce que La Défense continue à représenter un atout pour l'attractivité de la France et de l'Ile-de-France, grâce à une modernisation continue, à la condition que cela ne se réalise pas au détriment de l'objectif régional de rééquilibrage économique et social au profit du nord et de l'est régionaux.
 
Mes interrogations sont les suivantes :
 
1) Considérez-vous que le respect de la perspective créée au fil des siècles entre le Louvre et l'Etoile, puis la grande Arche, soit un impératif à respecter par les nouvelles tours, même si elle a déjà été légèrement mise à mal de manière inconsidérée par la petite émergence des tours AXA et Gan ? Si oui, êtes-vous d'accord pour considérer que vos projets méritent une étude d'impact paysager à cet égard réalisée par des experts indépendants, étude dont les résultats seraient soumis aux élus et associations concernés ?

Nous considérons, pour notre part, que le magnifique paysage urbain de Paris, qui, il est vrai, a été sauvegardé des outrances de certaines villes étrangères par le report à La Défense des tours de bureaux, est propriété commune et participe à l'attractivité de l'Ile-de-France.
Dans le respect des vues depuis le centre de Paris, nous n'avons pas d'hostilité de principe à l'égard des tours (de bureaux uniquement) dans un centre d'affaires comme La Défense. Sans croire que la hauteur soit un gage d'efficacité économique, de bons services aux entreprises et d'attractivité, nous considérons que cette hauteur conçue pour le prestige peut aussi faire de ce type de " monument symbole " une cible terroriste ou avoir des vulnérabilités diverses si près des zones de survol des avions de Roissy et du Bourget.
 
2) A juste titre, vous mettez l'accent sur la nécessité d'améliorer les transports en commun reliant La Défense au reste de l'Ile-de-France et sur les conséquences en terme de saturation des lignes actuelles qu'aurait l'expansion de la Défense.
Sachant que le foncier est propriété publique et que la charge foncière pouvant être supportée par de nouvelles constructions est élevée, que les frais à engager pour" viabiliser ",au sens large, ce foncier sont sans doute relativement peu élevés au total, sachant aussi que le prochain contrat de projet " Etat-Région " aura déjà bien du mal à financer à la fois la suppression des " points noirs " et les nouvelles lignes déjà programmées, sans même parler de ceux figurant au SDRIF et non programmés, comment croyez-vous que puissent être financés les projets Eole, Eleonor ou Orbitale dont vous estimez la réalisation indispensable pour la cohérence du développement souhaité de La Défense ?

L'EPAD serait-il disposé à passer un contrat avec l'Etat et la région en s'engageant à verser une large part du produit de la vente de ses charges foncières pour la réalisation supplémentaire de lignes de transport en commun, en contrepartie de l'octroi des autorisations administratives de construire l'extension souhaitée ?
Cela détendrait beaucoup le débat, tout comme la rétrocession partielle au STIF ou à la Région, dans le même objectif, des taxes professionnelles et foncières supplémentaires des communes sur le territoire desquelles se situeraient les emprises des nouveaux bâtiments.
 
3) Quelles seront les performances, en terme d'économie d'énergie, des immenses tours projetées et comment respecteront-elles des objectifs de haute qualité environnementale. Il ne suffit pas d'affirmer sa volonté de créer des bâtiments HQE, encore faut-il savoir si les contraintes liés à la construction d'immeubles de très grande hauteur en matière de climatisation, de sécurité, etc.. et à la considérable concentration de produits et d'hommes en un même espace ne rendent pas l'objectif impossible à tenir.
 
4) Pour le fret, nous notons avec plaisir votre intérêt pour cette question. Nous souhaiterions que l'EPAD ait des projets concrets en la matière. Vos emprises souterraines en réservation pour une ligne de transport en commun ne permettraient-elles pas une liaison avec le réseau RFF-SNCF, ce qui permettrait d'acheminer sous le coeur de la Défense bien des produits et matériels, y compris de construction ? Ceci serait bien un acte contribuant au développement durable.
     

 de Thomas ADER, Président de l'Association des Habitants de la Colline de PUTEAUX

25 août 2006 à Madame le Maire de PUTEAUX :
 
Nous nous inquiétons vivement de la surdensification de la Défense. Les moyens pour la viabilisation des accès et les transports en communs prévus ne sont pas suffisants pour accueillir encore 50.000 personnes.
La région souhaite un rééquilibrage des activités de bureau dans l'est de la région parisienne, nous serons fermes pour que les conditions de vie ne se détériorent pas à Puteaux avec une surdensification. Dans le cadre de l'enquête publique du PLU (et du POS) je vous ferai parvenir une synthèse de nos attentes en septembre comme le prévoit le calendrier.

Thomas ADER

Remarques d'Olivier DELOURME, Conseiller municipal sans étiquette "Garches Est à Vous"

Le projet de la région poursuit la densification de l'Ile de France et des Hauts de Seine :
Le nombrilisme parisien resurgit à travers l'objectif d'en faire la capitale européenne et une des grandes mégalopoles mondiales. A quel prix ?
- Le développement économique envisagé apparaît plus comme une fuite en avant qu'un programme raisonné et cohérent.
- La densification pour atteindre une taille critique est posée comme un axiome dont on attend les fondements.
- Les transports en commun qui n'avaient pas été mis en place au cours du SDRIF de 1994 sont à nouveau mis en objectif, mais sans préciser les moyens et le calendrier. L'Etat n'ayant plus les moyens d'investir comme il le faudrait pour continuer à densifier, le Conseil régional devra donc augmenter les impôts ou les dettes.
- Les liens privilégiés et nécessaires avec la province et l'Afrique sont occultés.

Des profits immédiats au détriment de l'environnement et d'un développement durable :
Nous ne voyons pas les avantages que les franciliens vont retirer de cette vision régionale. Si les entreprises du BTP retireront des profits immédiats de la densification massive envisagée, notamment en première couronne, en revanche, les équipements publics, demandant des financements hors de portée, ne pourront pas suivre. Les nuisances induites par l'hyper développement des déplacements routiers et aériens ainsi que l'entassement des familles et des activités sur les territoires restreints de la région (2% de l'hexagone) seront en forte augmentation.
L'empreinte écologique du francilien sera aggravée, le plan climat oublié.
Le projet de la région est sans aucune alternative qui tienne compte des risques de ruptures économiques liés aux modifications du climat, aux diminutions des ressources énergétiques fossiles, à une démographie en hausse et à des échanges industriels, commerciaux et financiers incontrôlés.

À quand l'avènement d'une gouvernance, plus respectueuse des franciliens, plus humaine et plus efficace qui tienne enfin compte des erreurs du passé et des expériences positives de l'Europe du Nord ?
 
 
 
 
 PROPOSITION DE LOI
portant création d'un établissement public de gestion des équipements publics
du quartier d'affaires de « La Défense »,
 
 SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2006-2007
Annexe au procès-verbal de la séance du 20 décembre 2006
 
PROPOSITION DE LOI
portant création d'un établissement public de gestion des équipements publics
du quartier d'affaires dit de « La Défense »,
 
présentée par M. Roger KAROUTCHI,Sénateur.
 

EXPOSÉ DES MOTIFS

En 1958, l'État a créé l'Établissement public pour l'aménagement de la région de La Défense (EPAD) pour conduire la plus grande opération d'urbanisme du siècle, sur un périmètre de 160 hectares. L'espace qui entourait alors le CNIT tout juste inauguré mêlait les activités industrielles et maraîchères à un habitat vétuste marqué par les bidonvilles. Presque 50 ans après, La Défense est le premier quartier d'affaires européen, avec 1 500 sièges sociaux, plus de 3 millions de m² de bureaux où travaillent chaque jour quelque 170 000 salariés, ainsi que 600 000 m² de logements, 20 000 habitants et 200 000 m² de commerces.
 
Cette réussite exceptionnelle est cependant fragilisée. Sur 71 tours, 31 offrent des plateaux de moins de 1 200 m², ce qui ne correspond plus aux standards de la demande actuelle. 20 immeubles ont une surface utile inférieure à 40 000 m², ce qui génère des surcoûts de charge, un immeuble sur 6 a été construit avant 1985 et n'a pas été réhabilité depuis lors. En particulier, 17 tours, totalisant environ 650 000 m², soit 20 % du parc, sont aujourd'hui potentiellement « hors marché ». Le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, et le ministre d'État, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire ont donc annoncé, le 25 juillet 2006, un ambitieux plan de relance du quartier d'affaires de La Défense.
 
Ce plan de relance repose sur trois éléments.
 
En premier lieu, il vise à faciliter la régénération des tours anciennes qui ne sont plus aux standards internationaux et dont l'obsolescence pourrait affecter l'ensemble du marché immobilier de La Défense. Les opérations de démolition-reconstruction à l'intérieur du périmètre de La Défense seront donc exonérées d'agrément dans la limite d'une extension de leur surface de 40 000 m² ou de 50 % de la superficie de la tour initiale. Ces opérations seront également exonérées de la redevance sur les bureaux, à concurrence de la surface initiale ; cette disposition figure dans le projet de loi de finances rectificative pour 2006 présenté par le Gouvernement.
 
En second lieu, les ministres ont annoncé leur décision d'autoriser la construction de tours neuves à hauteur de 300 000 m² SHON sur la période 2007-2013.
 
Enfin, la gouvernance d'ensemble du périmètre de l'opération d'intérêt national de La Défense doit être rénovée, afin de séparer les fonctions d'aménagement et de développement des fonctions de gestion. Le développement de La Défense continuera d'être animé par l'EPAD, tandis que les fonctions de gestion du quartier et de ses équipements publics seront confiées à une structure ad hoc, à laquelle participeront les collectivités locales concernées, de manière à préserver une gestion unifiée du site de La Défense.
 
Dans cette perspective, la présente proposition de loi répond à deux objectifs.
 
En premier lieu, elle propose de créer, sous forme d'un établissement public local à caractère industriel et commercial, une structure regroupant les communes de Puteaux et Courbevoie ainsi que le Département des Hauts-de-Seine.
L'établissement public ainsi créé aura pour mission de gérer les ouvrages et espaces publics et les services d'intérêt général lui appartenant, ainsi que ceux appartenant à l'EPAD ou appartenant aux collectivités ou à l'État, situés sur le périmètre de l'opération d'intérêt national (OIN).
Les équipements appartenant au domaine public de l'EPAD pourront être transférés au nouvel établissement, soit en pleine propriété, soit sous le régime de la mise à disposition, par convention entre les deux établissements ; afin de ne pas bloquer de nouvelles opérations d'aménagement, ces transferts seront réversibles. Les ressources de l'établissement seront principalement constituées des revenus des concessions, et des concours financiers des collectivités membres. Enfin, dans le cas où les communes de Puteaux et Courbevoie souhaiteraient se regrouper au sein d'un EPCI, celui-ci pourrait se substituer aux communes au sein de l'établissement public.
 
En second lieu, la présente proposition de loi vise à clarifier et à sécuriser les règles d'urbanisme applicables dans le périmètre de l'OIN.
À cette fin, elle donne une portée législative à la qualification d'intérêt national du plan de modernisation de La Défense. Un décret pris en Conseil d'État permettra d'en arrêter les orientations générales et de préciser les règles d'urbanismes applicables, et ce jusqu'à l'approbation d'un plan local d'urbanisme, sur les parties du territoire du quartier de La Défense qui ne sont pas couvertes par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. Enfin, elle autorise le préfet à qualifier de projet d'intérêt général les constructions, travaux, installations et aménagements nécessaires à la mise en oeuvre du plan de modernisation et de développement du quartier de La Défense.

PROPOSITION DE LOI

Chapitre Ier
 
Dispositions relatives à l'établissement public de gestion
du quartier d'affaires de La Défense
 
Article 1
Il est créé un établissement public local à caractère industriel et commercial, dénommé Établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense.
 
Article 2
Cet établissement public est habilité, sur le périmètre de l'opération d'intérêt national concernée, à gérer les ouvrages et espaces publics ainsi que les services d'intérêt général du quartier d'affaires de « La Défense » :
- lui appartenant,
- appartenant à l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense »,
- appartenant aux collectivités territoriales concernées ou à l'État, dès lors qu'ils en font la demande.
Il assure également la mise en valeur et l'animation du site par toute initiative appropriée. Il entreprend toute réalisation en rapport avec son objet, qu'il s'agisse d'améliorer la qualité de vie du quartier d'affaires ou de garantir le niveau des prestations bénéficiant à ses usagers ou à ses habitants.
Il exerce cette compétence dans le respect du pouvoir de police des maires des communes concernées.
 
Article 3
Pour l'exercice de sa mission, les ouvrages visés à l'article 2 sont, soit mis à disposition, soit transférés en pleine propriété à l'établissement public de gestion du quartier d'affaires de « La Défense » par l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense » ou les collectivités territoriales concernées.
Pour l'exercice de la mission de l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense », les ouvrages visés à l'article 2 appartenant ou mis à la disposition de l'établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense peuvent être remis à la disposition de l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense ». Lorsque la mise en oeuvre de ces dispositions affecte les ressources de l'établissement public de gestion, une compensation financière est instituée. Les modalités de ces mises à disposition sont fixées par décret en Conseil d'État.
Le transfert ou la cession des biens est constaté par un procès verbal établi entre l'établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense et l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense », l'État ou les collectivités territoriales. Les modalités d'établissement et le contenu de ce procès-verbal sont fixés par décret en Conseil d'État.
 
Article 4
L'ensemble des transferts prévus ci-dessus est réalisé à titre gratuit et ne donne lieu à aucun versement ou honoraires, ni à aucune indemnité ou perception de droit ou taxe.
L'établissement public bénéficiaire de la mise à disposition assume l'ensemble des obligations du propriétaire. Il possède tous pouvoirs de gestion définis à l'article L. 1321-2 du code général des collectivités territoriales.
Un décret en Conseil d'État précise les modalités d'application de ces dispositions.
 
Article 5
L'établissement public est administré par un conseil d'administration composé des représentants des communes de Courbevoie et de Puteaux et du département des Hauts-de-Seine.
Le Conseil général des Hauts-de-Seine dispose de la majorité des sièges. Les autres sièges sont répartis à parts égales entre les communes de Courbevoie et de Puteaux.
Le Conseil d'administration élit son président en son sein.
Le conseil d'administration règle par ses délibérations les affaires de l'établissement. À cet effet, notamment :
- il détermine l'orientation de la politique à suivre ;
- il vote l'état prévisionnel des dépenses et des recettes, autorise les emprunts, approuve les comptes et se prononce sur l'affectation du résultat ;
- il nomme le directeur sur proposition du président et met fin à ses fonctions dans les mêmes conditions.
En cas de création d'un EPCI à fiscalité propre, comprenant les communes de Courbevoie et de Puteaux, compétent en matière « d'aménagement de l'espace communautaire », cet établissement peut être autorisé par délibérations concordantes du conseil communautaire et des conseils municipaux des deux communes, à siéger en lieu et place de ces deux communes au sein du conseil d'administration de l'établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense.
Les statuts de l'établissement sont fixés et modifiés par décret en Conseil d'État après avis du département des Hauts-de-Seine et des communes de Puteaux et de Courbevoie. Cet avis est réputé donné, à défaut de réponse, dans un délai de deux mois à compter de la saisine.
 
Article 6
Les charges résultant pour les collectivités publiques de l'exercice des compétences visées à l'article 2 de la présente loi sont à répartir entre ses membres dans les conditions fixées par les statuts de l'établissement public. Ces contributions ont un caractère obligatoire.
Une majorité qualifiée des deux tiers des membres présents ou représentés est requise pour fixer et modifier la répartition de ces contributions entre eux.
 
Article 7
Le directeur est ordonnateur des dépenses et des recettes. Il représente l'établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. Il passe des contrats et signe tous les actes pris au nom de l'établissement. Il prépare et exécute les décisions de l'assemblée générale et du conseil d'administration. Il recrute le personnel et a autorité sur lui. Il peut déléguer sa signature.
 
Article 8
Les ressources de l'établissement public comprennent notamment :
1- Les concours financiers des collectivités territoriales membres de l'établissement public ;
2- Les produits du domaine dont il assure la gestion ou qu'il a reçus en propriété ;
3- Les sommes perçues en contrepartie de services rendus ;
4- Le produit des dons et legs ;
5- Les versements au titre du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée ;
6- Les subventions de l'Europe, de l'État, d'établissements publics, des collectivités territoriales et de leurs groupements ;
7- Le produit des emprunts qu'il est autorisé à contracter ;
8- Les produits de cession du domaine dont il est propriétaire.
 
Article 9
Le contrôle de légalité et le contrôle budgétaire des actes et délibérations de l'établissement public sont exercés par le préfet des Hauts-de-Seine dans les conditions prévues par le code général des collectivités territoriales.
Le comptable de l'établissement public est un comptable public nommé par le préfet des Hauts-de-Seine.
 
Chapitre II
Dispositions relatives aux règles d'urbanisme applicables
dans le périmètre de l'opération d'intérêt national de La Défense
 
Article 10
La modernisation et le développement du quartier d'affaires de La Défense, dans le département des Hauts-de-Seine, présente un caractère d'intérêt national.
Un décret en Conseil d'État arrête les orientations générales du plan de modernisation et de développement prévu à l'alinéa précédent.
Les constructions, travaux, installations et aménagements nécessaires à la mise en oeuvre du plan de modernisation et de développement du quartier de La Défense peuvent être qualifiés par l'autorité administrative de projets d'intérêt général, au sens de l'article L. 121-9 du code de l'urbanisme, dans les conditions définies par le décret en Conseil d'État pris pour l'application de cet article.
 
Article 11
Pour permettre la mise en oeuvre du plan de modernisation et de développement prévu à l'article 10, un décret en Conseil d'État, pris sur le fondement de l'article L. 111-1 du code de l'urbanisme, précise les règles d'urbanisme applicables, jusqu'à l'approbation d'un plan local d'urbanisme, sur les parties du territoire du quartier de La Défense qui ne sont pas couvertes par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu.
 
Article 12
Jusqu'au 1er janvier 2014, les dépendances du domaine public routier de l'État situées à l'intérieur du périmètre du quartier de La Défense et nécessaires à la mise en oeuvre du plan de modernisation et de développement prévu à l'article premier, sont apportées à titre gratuit à l'établissement public pour l'aménagement de la région dite de « La Défense », lorsqu'elles font l'objet d'un déclassement, à l'exception de celles qui ont vocation à être utilisées par un service de l'État, dont la liste et les affectataires sont fixés par un décret en Conseil d'État. L'apport est réalisé par l'acte administratif constatant le déclassement.
 
Article 13
Les pertes de recettes pour l'État résultant des articles ci-dessus sont compensées à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
 
 
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