Association des Habitants
de la Colline de Puteaux
 
  
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L'A.H.C.P. et   LA DEFENSE
 
 
 
 
FORUMS DEFENSIENS
 

Message envoyé le 17 décembre 2007 par M. Thomas ADER, Président de l'Association des Habitants de la Colline de Puteaux
à lourdin, didier ; bbled@epaladefense.fr
Copie à : Pavlowitch de Tedesco, Julia


Notre vice président François Vassal est venu au dernier Forum Défensiens le 22 novembre 2007.
Nous n'avons pas eu la chance lors de la dernière réunion de présentation du Forum des Bergères d'avoir un plan détaillé des aménagements du circulaire Sud et du planning (Couverture de la voie ferrée..., )
Nous souhaiterions être intégré dans le cycle de décision avant d'être informé par le site internet de l'EPAD ou du journal de votre organisation des évolutions d'emplacements des Tours 'phares' et autres aménagements en tant que groupe de concertation représentant les associations des l'environnement rattachées à Environnement 92 et riveraines de ces projets.
Une réunion d'avancée des projets devait avoir lieu avant fin octobre selon notre entretien de juillet dernier.
Merci de nous proposer un rendez-vous pour faire avancer la concertation et l'information sur les projets.


de Miriam KHOUILI
Secrétaire de Direction de la Communication
 
Vous trouverez, ci-joint, le planning des prochaines Réunions des Forums Defensiens (joint ultérieurement)
 
ainsi que le compte-rendu et la présentation de la réunion.
 
Documents pdf : Présentation ---Compte-rendu
 
Le compte-rendu de la réunion du 28 juin 2007 est disponible sur le site internet de l’EPAD : www.ladefense.fr dans l’onglet Actualité, et vous pouvez réagir en cliquant sur l’onglet noir, tout en haut à gauche, « Forum EPAD ».
 
 
 
 
 
 
 
LE PROJET
 

 Après un conseil d'administration exceptionnel de l'EPAD (Etablissement public de l'aménagement de la Défense), le 25 juillet 2006, Nicolas Sarkozy, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, Président du Conseil d'administration de l'EPAD et Dominique Perben, ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer ont présenté le plan du renouveau du quartier d'affaires de la Défense, en présence de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux et de Jacques Kossowski, maire de Courbevoie. Ils ont rappelé l'importance de "réinventer la Défense " tout en conservant sa contemporanéité.

Il s'agit de conforter le quartier d'affaire dans sa vocation de pôle d'excellence économique et d'attractivité. Aujourd'hui, la Défense, espace de 160 hectares, accueille 150 000 salariés sur 3 millions de m2 de bureaux et 200 000 m2 de commerces, et 20 000 habitants sur 600 000 m2 de logement.

Le projet qui vise à renforcer le parc immobilier d'affaires, comprend la rénovation de tours anciennes et la construction de nouveaux bureaux sur la période 2007-2013. La première priorité du plan est la rénovation de 17 tours sur les 71 du quartier, car elles ne répondent plus aux standards internationaux. Par ailleurs, l'Etat permet également à l'EPAD de construire 300.000 m2 de tours neuves et de renover 150.000 m2 de tours à l'horizon 2013.

Un concours international d'architecture sera lancé en vue de réaliser une tour " signal ", emblème du renouveau de la Défense. Elle sera " caractérisée par son audace architecturale et son caractère innovant, et pas nécessairement par sa hauteur ".

Enfin, l'important réseau de transports en commun sera consolidé au profit du grand ouest francilien et de la Normandie. La ligne E du RER (Eole) devrait être prolongée jusqu'à la Défense.
(Extrait de "Puteaux info" septembre 2006)
 
Approbation par le Conseil municipal de Puteaux
Le Conseil municipal du 27 juillet 2006 a approuvé les termes de la convention pour la gestion des espaces publics du quartier d'affaires de la Défense. L'EPAD a lancé un ambitieux programme de travaux d'amélioration et de rénovation des espaces publics du quartier.
Ce programme permettra l'aménagement du circulaire en boulevard urbain côté Puteaux et des dessertes entre les quartiers de la Défense et le centre-ville. Cette convention a été signée pour un an.
(Extrait de "Puteaux info" septembre 2006)
 
Les Réactions
     
     de Daniel HANNOTIAUX, Président d'IDFE
     
    Lettre à Monsieur Bernard BLED, Directeur Général de l'EPAD en date du 20 juillet 2006
    Je prends connaissance de votre luxueuse brochure " La Défense 2015 ", constituant un plaidoyer pour la construction de 850.000 m2 de bureaux et 110.000m2 de logements supplémentaires. Ce qui porterait la densité du quartier à 3,7 soit 15% de plus qu'un quartier haussmannien.

    Vous indiquez que ces constructions ainsi que l'évolution normale des flux ferait croître de 30% le nombre d'utilisateurs potentiels de transports en commun à l'horizon 2015.
    Vous indiquez aussi qu'il n'est pas concevable que La Défense reste " confinée " à son plafond actuel. Le cahier des charges des concours internationaux lancés pour les prochaines tours de La Défense " brisera les tabous de la grande hauteur et accordera une large place au panache". Et vous explicitez votre pensée en évoquant le projet de construire une tour de 400m de haut dite " signal "Š. pour commencer.

    Vous ne manquez pas d'évoquer par ailleurs la nécessité de respecter les critères d'un développement durable.
    Président de l'union des associations de protection de l'environnement et du cadre de vie en Ile-de-France, ces déclarations soulèvent chez moi quelques interrogations, et ne manqueront d'en soulever chez nos responsables associatifs, notamment de nos fédérations départementales de Paris et des Hauts-de-Seine.
    Je tiens à préciser que, partisans d'un développement durable, nous sommes, nous aussi, soucieux du développement économique et social et qu'à ce titre, nous sommes favorables à ce que La Défense continue à représenter un atout pour l'attractivité de la France et de l'Ile-de-France, grâce à une modernisation continue, à la condition que cela ne se réalise pas au détriment de l'objectif régional de rééquilibrage économique et social au profit du nord et de l'est régionaux.
     
    Mes interrogations sont les suivantes :
     
    1) Considérez-vous que le respect de la perspective créée au fil des siècles entre le Louvre et l'Etoile, puis la grande Arche, soit un impératif à respecter par les nouvelles tours, même si elle a déjà été légèrement mise à mal de manière inconsidérée par la petite émergence des tours AXA et Gan? Si oui, êtes-vous d'accord pour considérer que vos projets méritent une étude d'impact paysager à cet égard réalisée par des experts indépendants, étude dont les résultats seraient soumis aux élus et associations concernés ?

    Nous considérons, pour notre part, que le magnifique paysage urbain de Paris, qui, il est vrai, a été sauvegardé des outrances de certaines villes étrangères par le report à La Défense des tours de bureaux, est propriété commune et participe à l'attractivité de l'Ile-de-France.
    Dans le respect des vues depuis le centre de Paris, nous n'avons pas d'hostilité de principe à l'égard des tours (de bureaux uniquement) dans un centre d'affaires comme La Défense. Sans croire que la hauteur soit un gage d'efficacité économique, de bons services aux entreprises et d'attractivité, nous considérons que cette hauteur conçue pour le prestige peut aussi faire de ce type de " monument symbole " une cible terroriste ou avoir des vulnérabilités diverses si près des zones de survol des avions de Roissy et du Bourget.
     
    2) A juste titre, vous mettez l'accent sur la nécessité d'améliorer les transports en commun reliant La Défense au reste de l'Ile-de-France et sur les conséquences en terme de saturation des lignes actuelles qu'aurait l'expansion de la Défense.
    Sachant que le foncier est propriété publique et que la charge foncière pouvant être supportée par de nouvelles constructions est élevée, que les frais à engager pour" viabiliser ",au sens large, ce foncier sont sans doute relativement peu élevés au total, sachant aussi que le prochain contrat de projet " Etat-Région " aura déjà bien du mal à financer à la fois la suppression des " points noirs " et les nouvelles lignes déjà programmées, sans même parler de ceux figurant au SDRIF et non programmés, comment croyez-vous que puissent être financés les projets Eole, Eleonor ou Orbitale dont vous estimez la réalisation indispensable pour la cohérence du développement souhaité de La Défense ?

    L'EPAD serait-il disposé à passer un contrat avec l'Etat et la région en s'engageant à verser une large part du produit de la vente de ses charges foncières pour la réalisation supplémentaire de lignes de transport en commun, en contrepartie de l'octroi des autorisations administratives de construire l'extension souhaitée ?
    Cela détendrait beaucoup le débat, tout comme la rétrocession partielle au STIF ou à la Région, dans le même objectif, des taxes professionnelles et foncières supplémentaires des communes sur le territoire desquelles se situeraient les emprises des nouveaux bâtiments.
     
    3) Quelles seront les performances, en terme d'économie d'énergie, des immenses tours projetées et comment respecteront-elles des objectifs de haute qualité environnementale. Il nous semblerait nécessaire là encore, que des bilans comparatifs effectués par des experts indépendants puissent être fournis. Il ne suffit pas d'affirmer sa volonté de créer des bâtiments HQE, encore faut-il savoir si les contraintes liés à la construction d'immeubles de très grande hauteur en matière de climatisation, de sécurité, etc.. et à la considérable concentration de produits et d'hommes en un même espace ne rendent pas l'objectif impossible à tenir.
     
    4) Pour le fret, nous notons avec plaisir votre intérêt pour cette question. Nous souhaiterions que l'EPAD ait des projets concrets en la matière. Vos emprises souterraines en réservation pour une ligne de transport en commun ne permettraient-elles pas une liaison avec le réseau RFF-SNCF, ce qui permettrait d'acheminer sous le coeur de la Défense bien des produits et matériels, y compris de construction? Ceci serait bien un acte contribuant au développement durable.
     
    Restant dans l'attente de vos réponses à ces interrogations, fort importantes pour nourrir le débat inter-associations que nous allons ouvrir sur les nouveaux projets de la Défense, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à ma parfaite considération.

 de Thomas ADER, Président de l'Association des Habitants de la Colline de PUTEAUX

Mail du 25 août 2006 à Madame le Maire de PUTEAUX :

Ci-dessous les remarques par rapport au SDRIF en gestation de l'ancien Président de Environnement 92. A la suite des remarques du directeur de l'EPAD et des articles du Président du Conseil Général nous nous inquiétons vivement de la surdensification de la Défense. Les moyens pour la viabilisation des accès et les transports en communs prévus ne sont pas suffisants pour accueillir encore 50.000 personnes.
La région souhaite un rééquilibrage des activités de bureau dans l'est de la région parisienne, nous serons ferme pour que les conditions de vie ne se détériorent pas à Puteaux avec une surdensification. Dans le cadre de l'enquête publique du PLU (et du POS) je vous ferai parvenir une synthèse de nos attentes en septembre comme le prévoit le calendrier.
Souhaitant un dialogue constructif, je vous prie de croire, madame le Maire à l'assurance de mes meilleures salutations.
Thomas ADER

Remarques d'Olivier DELOURME, Conseiller municipal sans étiquette "Garches Est à Vous"

Le projet de la région poursuit la densification de l'Ile de France et des Hauts de Seine :
Le nombrilisme parisien resurgit à travers l'objectif d'en faire la capitale européenne et une des grandes mégalopoles mondiales. A quel prix ?
- Le développement économique envisagé apparaît plus comme une fuite en avant qu'un programme raisonné et cohérent.
- La densification pour atteindre une taille critique est posée comme un axiome dont on attend les fondements.
- Les transports en commun qui n'avaient pas été mis en place au cours du SDRIF de 1994 sont à nouveau mis en objectif, mais sans préciser les moyens et le calendrier. L'Etat n'ayant plus les moyens d'investir comme il le faudrait pour continuer à densifier, le Conseil régional devra donc augmenter les impôts ou les dettes.
- Les liens privilégiés et nécessaires avec la province et l'Afrique sont occultés.

Des profits immédiats au détriment de l'environnement et d'un développement durable :
Nous ne voyons pas les avantages que les franciliens vont retirer de cette vision régionale. Si les entreprises du BTP retireront des profits immédiats de la densification massive envisagée, notamment en première couronne, en revanche, les équipements publics, demandant des financements hors de portée, ne pourront pas suivre. Les nuisances induites par l'hyper développement des déplacements routiers et aériens ainsi que l'entassement des familles et des activités sur les territoires restreints de la région (2% de l'hexagone) seront en forte augmentation.
L'empreinte écologique du francilien sera aggravée, le plan climat oublié.
Le projet de la région est sans aucune alternative qui tienne compte des risques de ruptures économiques liés aux modifications du climat, aux diminutions des ressources énergétiques fossiles, à une démographie en hausse et à des échanges industriels, commerciaux et financiers incontrôlés.

À quand l'avènement d'une gouvernance, plus respectueuse des franciliens, plus humaine et plus efficace qui tienne enfin compte des erreurs du passé et des expériences positives de l'Europe du Nord ?
 
 
 
 
 PROPOSITION DE LOI
portant création d'un établissement public de gestion des équipements publics
du quartier d'affaires de « La Défense »,
 

 SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2006-2007

Annexe au procès-verbal de la séance du 20 décembre 2006

PROPOSITION DE LOI

portant création d'un établissement public de gestion des équipements publics du quartier d'affaires dit de « La Défense »,

PRÉSENTÉE
Par M. Roger KAROUTCHI,
Sénateur.

(Renvoyée à la commission des Affaires économiques, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement).

Établissements publics.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

En 1958, l'État a créé l'Établissement public pour l'aménagement de la région de La Défense (EPAD) pour conduire la plus grande opération d'urbanisme du siècle, sur un périmètre de 160 hectares. L'espace qui entourait alors le CNIT tout juste inauguré mêlait les activités industrielles et maraîchères à un habitat vétuste marqué par les bidonvilles. Presque 50 ans après, La Défense est le premier quartier d'affaires européen, avec 1 500 sièges sociaux, plus de 3 millions de m² de bureaux où travaillent chaque jour quelque 170 000 salariés, ainsi que 600 000 m² de logements, 20 000 habitants et 200 000 m² de commerces.
 
Cette réussite exceptionnelle est cependant fragilisée. Sur 71 tours, 31 offrent des plateaux de moins de 1 200 m², ce qui ne correspond plus aux standards de la demande actuelle. 20 immeubles ont une surface utile inférieure à 40 000 m², ce qui génère des surcoûts de charge, un immeuble sur 6 a été construit avant 1985 et n'a pas été réhabilité depuis lors. En particulier, 17 tours, totalisant environ 650 000 m², soit 20 % du parc, sont aujourd'hui potentiellement « hors marché ».
Le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, et le ministre d'État, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire ont donc annoncé, le 25 juillet 2006, un ambitieux plan de relance du quartier d'affaires de La Défense.
 
Ce plan de relance repose sur trois éléments.
En premier lieu, il vise à faciliter la régénération des tours anciennes qui ne sont plus aux standards internationaux et dont l'obsolescence pourrait affecter l'ensemble du marché immobilier de La Défense. Les opérations de démolition-reconstruction à l'intérieur du périmètre de La Défense seront donc exonérées d'agrément dans la limite d'une extension de leur surface de 40 000 m² ou de 50 % de la superficie de la tour initiale. Ces opérations seront également exonérées de la redevance sur les bureaux, à concurrence de la surface initiale ; cette disposition figure dans le projet de loi de finances rectificative pour 2006 présenté par le Gouvernement.
 
En second lieu, les ministres ont annoncé leur décision d'autoriser la construction de tours neuves à hauteur de 300 000 m² SHON sur la période 2007-2013.
 
Enfin, la gouvernance d'ensemble du périmètre de l'opération d'intérêt national de La Défense doit être rénovée, afin de séparer les fonctions d'aménagement et de développement des fonctions de gestion. Le développement de La Défense continuera d'être animé par l'EPAD, tandis que les fonctions de gestion du quartier et de ses équipements publics seront confiées à une structure ad hoc, à laquelle participeront les collectivités locales concernées, de manière à préserver une gestion unifiée du site de La Défense.
 
Dans cette perspective, la présente proposition de loi répond à deux objectifs.
 
En premier lieu, elle propose de créer, sous forme d'un établissement public local à caractère industriel et commercial, une structure regroupant les communes de Puteaux et Courbevoie ainsi que le Département des Hauts-de-Seine.
L'établissement public ainsi créé aura pour mission de gérer les ouvrages et espaces publics et les services d'intérêt général lui appartenant, ainsi que ceux appartenant à l'EPAD ou appartenant aux collectivités ou à l'État, situés sur le périmètre de l'opération d'intérêt national (OIN).
Les équipements appartenant au domaine public de l'EPAD pourront être transférés au nouvel établissement, soit en pleine propriété, soit sous le régime de la mise à disposition, par convention entre les deux établissements ; afin de ne pas bloquer de nouvelles opérations d'aménagement, ces transferts seront réversibles.
Les ressources de l'établissement seront principalement constituées des revenus des concessions, et des concours financiers des collectivités membres.
Enfin, dans le cas où les communes de Puteaux et Courbevoie souhaiteraient se regrouper au sein d'un EPCI, celui-ci pourrait se substituer aux communes au sein de l'établissement public.
 
En second lieu, la présente proposition de loi vise à clarifier et à sécuriser les règles d'urbanisme applicables dans le périmètre de l'OIN.
À cette fin, elle donne une portée législative à la qualification d'intérêt national du plan de modernisation de La Défense. Un décret pris en Conseil d'État permettra d'en arrêter les orientations générales et de préciser les règles d'urbanismes applicables, et ce jusqu'à l'approbation d'un plan local d'urbanisme, sur les parties du territoire du quartier de La Défense qui ne sont pas couvertes par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. Enfin, elle autorise le préfet à qualifier de projet d'intérêt général les constructions, travaux, installations et aménagements nécessaires à la mise en oeuvre du plan de modernisation et de développement du quartier de La Défense.

PROPOSITION DE LOI

Chapitre Ier
Dispositions relatives à l'établissement public de gestion
du quartier d'affaires de La Défense
 
Article 1
Il est créé un établissement public local à caractère industriel et commercial, dénommé Établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense.
 
Article 2
Cet établissement public est habilité, sur le périmètre de l'opération d'intérêt national concernée, à gérer les ouvrages et espaces publics ainsi que les services d'intérêt général du quartier d'affaires de « La Défense » :
- lui appartenant,
- appartenant à l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense »,
- appartenant aux collectivités territoriales concernées ou à l'État, dès lors qu'ils en font la demande.
Il assure également la mise en valeur et l'animation du site par toute initiative appropriée. Il entreprend toute réalisation en rapport avec son objet, qu'il s'agisse d'améliorer la qualité de vie du quartier d'affaires ou de garantir le niveau des prestations bénéficiant à ses usagers ou à ses habitants.
Il exerce cette compétence dans le respect du pouvoir de police des maires des communes concernées.
 
Article 3
Pour l'exercice de sa mission, les ouvrages visés à l'article 2 sont, soit mis à disposition, soit transférés en pleine propriété à l'établissement public de gestion du quartier d'affaires de « La Défense » par l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense » ou les collectivités territoriales concernées.
Pour l'exercice de la mission de l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense », les ouvrages visés à l'article 2 appartenant ou mis à la disposition de l'établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense peuvent être remis à la disposition de l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense ». Lorsque la mise en oeuvre de ces dispositions affecte les ressources de l'établissement public de gestion, une compensation financière est instituée. Les modalités de ces mises à disposition sont fixées par décret en Conseil d'État.
Le transfert ou la cession des biens est constaté par un procès verbal établi entre l'établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense et l'établissement public d'aménagement de la région dite de « La Défense », l'État ou les collectivités territoriales. Les modalités d'établissement et le contenu de ce procès-verbal sont fixés par décret en Conseil d'État.
 
Article 4
L'ensemble des transferts prévus ci-dessus est réalisé à titre gratuit et ne donne lieu à aucun versement ou honoraires, ni à aucune indemnité ou perception de droit ou taxe.
L'établissement public bénéficiaire de la mise à disposition assume l'ensemble des obligations du propriétaire. Il possède tous pouvoirs de gestion définis à l'article L. 1321-2 du code général des collectivités territoriales.
Un décret en Conseil d'État précise les modalités d'application de ces dispositions.
 
Article 5
L'établissement public est administré par un conseil d'administration composé des représentants des communes de Courbevoie et de Puteaux et du département des Hauts-de-Seine.
Le Conseil général des Hauts-de-Seine dispose de la majorité des sièges. Les autres sièges sont répartis à parts égales entre les communes de Courbevoie et de Puteaux.
Le Conseil d'administration élit son président en son sein.
Le conseil d'administration règle par ses délibérations les affaires de l'établissement. À cet effet, notamment :
- il détermine l'orientation de la politique à suivre ;
- il vote l'état prévisionnel des dépenses et des recettes, autorise les emprunts, approuve les comptes et se prononce sur l'affectation du résultat ;
- il nomme le directeur sur proposition du président et met fin à ses fonctions dans les mêmes conditions.
En cas de création d'un EPCI à fiscalité propre, comprenant les communes de Courbevoie et de Puteaux, compétent en matière « d'aménagement de l'espace communautaire », cet établissement peut être autorisé par délibérations concordantes du conseil communautaire et des conseils municipaux des deux communes, à siéger en lieu et place de ces deux communes au sein du conseil d'administration de l'établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense.
Les statuts de l'établissement sont fixés et modifiés par décret en Conseil d'État après avis du département des Hauts-de-Seine et des communes de Puteaux et de Courbevoie. Cet avis est réputé donné, à défaut de réponse, dans un délai de deux mois à compter de la saisine.
 
Article 6
Les charges résultant pour les collectivités publiques de l'exercice des compétences visées à l'article 2 de la présente loi sont à répartir entre ses membres dans les conditions fixées par les statuts de l'établissement public. Ces contributions ont un caractère obligatoire.
Une majorité qualifiée des deux tiers des membres présents ou représentés est requise pour fixer et modifier la répartition de ces contributions entre eux.
 
Article 7
Le directeur est ordonnateur des dépenses et des recettes. Il représente l'établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. Il passe des contrats et signe tous les actes pris au nom de l'établissement. Il prépare et exécute les décisions de l'assemblée générale et du conseil d'administration. Il recrute le personnel et a autorité sur lui. Il peut déléguer sa signature.
 
Article 8
Les ressources de l'établissement public comprennent notamment :
1- Les concours financiers des collectivités territoriales membres de l'établissement public ;
2- Les produits du domaine dont il assure la gestion ou qu'il a reçus en propriété ;
3- Les sommes perçues en contrepartie de services rendus ;
4- Le produit des dons et legs ;
5- Les versements au titre du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée ;
6- Les subventions de l'Europe, de l'État, d'établissements publics, des collectivités territoriales et de leurs groupements ;
7- Le produit des emprunts qu'il est autorisé à contracter ;
8- Les produits de cession du domaine dont il est propriétaire.
 
Article 9
Le contrôle de légalité et le contrôle budgétaire des actes et délibérations de l'établissement public sont exercés par le préfet des Hauts-de-Seine dans les conditions prévues par le code général des collectivités territoriales.
Le comptable de l'établissement public est un comptable public nommé par le préfet des Hauts-de-Seine.
 
Chapitre II
Dispositions relatives aux règles d'urbanisme applicables
dans le périmètre de l'opération d'intérêt national de La Défense
 
Article 10
La modernisation et le développement du quartier d'affaires de La Défense, dans le département des Hauts-de-Seine, présente un caractère d'intérêt national.
Un décret en Conseil d'État arrête les orientations générales du plan de modernisation et de développement prévu à l'alinéa précédent.
Les constructions, travaux, installations et aménagements nécessaires à la mise en oeuvre du plan de modernisation et de développement du quartier de La Défense peuvent être qualifiés par l'autorité administrative de projets d'intérêt général, au sens de l'article L. 121-9 du code de l'urbanisme, dans les conditions définies par le décret en Conseil d'État pris pour l'application de cet article.
 
Article 11
Pour permettre la mise en oeuvre du plan de modernisation et de développement prévu à l'article 10, un décret en Conseil d'État, pris sur le fondement de l'article L. 111-1 du code de l'urbanisme, précise les règles d'urbanisme applicables, jusqu'à l'approbation d'un plan local d'urbanisme, sur les parties du territoire du quartier de La Défense qui ne sont pas couvertes par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu.
 
Article 12
Jusqu'au 1er janvier 2014, les dépendances du domaine public routier de l'État situées à l'intérieur du périmètre du quartier de La Défense et nécessaires à la mise en oeuvre du plan de modernisation et de développement prévu à l'article premier, sont apportées à titre gratuit à l'établissement public pour l'aménagement de la région dite de « La Défense », lorsqu'elles font l'objet d'un déclassement, à l'exception de celles qui ont vocation à être utilisées par un service de l'État, dont la liste et les affectataires sont fixés par un décret en Conseil d'État. L'apport est réalisé par l'acte administratif constatant le déclassement.
 
Article 13
Les pertes de recettes pour l'État résultant des articles ci-dessus sont compensées à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
 
 
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